samedi 21 juin 2008

Pessac-Léognan Château Le Pape

Coup de cœur pour ce Pessac-Léognan rouge 2005 (sol argilo-calcaire, 80% Merlot, 20% Cabernet-Sauvignon), typé, corsé, structuré et persistant, aux tanins amples et fermes, alliant une charpente réelle à une jolie rondeur en bouche, au nez dominé par des arômes de fumé, de sous-bois et de cerise noire. Le 2004, de bouche riche, aux notes de mûre et d’humus, aux tanins équilibrés, tout en rondeur, est ample et distingué.

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mercredi 11 juin 2008

Château Fourcas-Dupré

Un vin qui surprendrait un bon nombre de crus plus connus (et beaucoup plus chers) dans une dégustation “à l’aveugle”. Patrice Pagès s’attache à laisser s’exprimer son terroir, faisant fi des modes, et le résultat est une réussite. Ce Listrac 2005, de couleur pourpre, est un vin très élégant, tout en bouche, bien épicé, avec des notes de groseille et de cuir, et des tanins très équilibrés comme à son habitude, de garde. Le 2004, de robe rubis profond, généreux, est un vin typé, persistant au nez comme en bouche, tout en finesse, gras, aux tanins mûrs, riches et harmonieux. Beau 2003, classique, un vin de belle robe pourpre, au nez intense et subtil à la fois, très bien équilibré, aux connotations de cassis mûr et de truffe, fondu mais puissant. Goûtez le Listrac Château Bellevue Laffont dans les mêmes millésimes, régulièrement réussi. Le Château Bellevue Laffont est rattaché au vignoble de Fourcas Dupré depuis plusieurs années, il était enclavé dans Fourcas-Dupré.

Château FOURCAS-DUPRÉ
(LISTRAC)
Patrice Pagès
33480 Listrac-Médoc
Téléphone :05 56 58 01 07
Télécopie : 05 56 58 02 27
Email : info@fourcasdupre.com
Ou : www.fourcasdupre.com

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samedi 24 mai 2008

Château La Grâce Dieu Les Menuts

À la tête des Deuxièmes Grands Vins Classés avec ce Saint-Émilion GC 2005, charmeur et racé à la fois, gras, complexe, de robe intense, de bouche persistante avec ces nuances de fumé caractéristiques, d’une grande harmonie, prometteur. Remarquable 2004, corsé, aux notes de violette, de pruneau et de sous-bois, tout en bouche. Très beau 2003, intense en couleur comme en arômes, fleure bon les fruits mûrs et les épices, tannique, de garde. Le 2002 est de belle robe soutenue, au nez de cassis et de poivre, ample en bouche grâce à des tanins soyeux et puissants à la fois, tout en finesse. Le 2001 est corsé, aux tanins souples et bien équilibrés, au nez intense, de bouche harmonieuse et persistante, de très bonne garde. Superbe 2000, très savoureux en ce moment, dense, très riche et parfumé (griotte confite, sous-bois), coloré et bien charnu. Même propriétaire que le Château Haut-Troquart La Grâce-Dieu.

Château la GRÂCE DIEU LES MENUTS
(SAINT-ÉMILION)
Odile Audier
33330 Saint-Émilion
Téléphone :05 57 24 73 10
Télécopie : 05 57 74 40 44
Email : chateau@lagracedieulesmenuts.com
Ou : www.lagracedieulesmenuts.com

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samedi 17 mai 2008

Pessac-Léognan Château Brown

Passe en 1er Grand Vin Classé, notamment pour son blanc (le 2000 est exceptionnel). Remarquable Pessac-Léognan rouge 2005, très réussi, au nez mariant élégamment les fruits mûrs et les épices, aux tanins très équilibrés et enrobés, de robe grenat, un vin ferme et ample, puissant, volumineux, de bouche fondue où domine le pruneau confit, d’excellente évolution. Beau 2004, généreux, dense et ferme à dominante de pruneau, de cannelle, un vin coloré, avec des tanins soyeux et riches, charnu, qui associe puissance et distinction. Le 2003, parfumé, persistant, associe finesse et richesse aromatique, de bouche suave et veloutée, d’excellente évolution. Le blanc 2006 est subtilement parfumé (pomme, citron, tilleul), mêle la fraîcheur à l’élégance, de robe pâle, brillante et limpide, de bouche suave, prometteur. Le 2005 est tout en bouche, franc, allie rondeur et finesse, de bouche intense où dominent les agrumes et les petits fruits secs, tout en persistance aromatique, d’une belle longueur.

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mardi 13 mai 2008

Château Matras

À la tête des Deuxièmes Grands Vins Classés. Superbe Saint-Émilion GCC 2005, de belle couleur grenat, corsé et velouté, aux nuances de fumé et de fraise des bois mûre, intense, au nez légèrement épicé (poivre rose), aux tanins présents, d’excellente garde. Le 2004 commence à s’ouvrir, tout en couleur et en matière, au nez riche de framboise mûre, dense et gras, d’une jolie concentration, de belle garde. Beau 2003, tout en couleur comme en charpente, tout en finesse aromatique (cerise noire, groseille, poivre), de robe intense, typé, associant structure et finesse, de belle évolution. Le 2002, typé, riche en couleur comme en arômes, intense au nez comme en bouche, d’excellente évolution. Remarquable 2001, épicé en bouche, mêlant finesse et charpente, un vin corsé, de très belle structure, d’une belle finale. Leur Lalande-de-Pomerol Château Bourseau 2005 est d’un rouge profond avec des arômes intenses de fruits rouges frais, un vin souple, de belle base tannique, corsé et charpenté comme il le faut. Excellent rapport qualité-prix.

Château MATRAS
(SAINT-ÉMILION)
Mme Gaboriaud
Vignobles Gaboriaud-Bernard
33330 Saint-Émilion
Téléphone :05 57 51 52 39
Télécopie : 05 57 51 70 19

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samedi 26 avril 2008

Pommard Domaine Joliot

Une place enviable dans le Classement 2008. On s’attache ici à élever de vrais vins de Bourgogne, où la présence aromatique est primordiale, alliée à des prix particulièrement sages. En plus, et c’est toute la force de ce domaine, on propose des millésimes qui commencent à s’ouvrir et prouvent le potentiel d’évolution de ces crus, s’il en était besoin. Pour la bonne bouche, il y a donc ce Pommard 2000, d’un beau rouge foncé brillant, au nez d’humus et d’épices, associant puissance et finesse, un vin coloré et charnu, avec des tanins riches et soyeux à la fois, de bouche intense où domine le pruneau, d’excellente évolution. Remarquable Meursault blanc 2004, ample, aux arômes subtils de chèvrefeuille et de fruits secs (abricot, coing), d’une belle élégance en finale, un vin gras comme il le faut, de bouche généreuse. Le Bourgogne Hautes-Côtes-de-Beaune blanc 2002 est ample et floral, tout en nuances comme le Meursault 94 de bonne bouche équilibrée, aux notes de pêche et de pain grillé, très bien élevé, suave et ample, avec une note de miel, idéal sur des crustacés. Savoureux Beaune Boucherottes 96, puissant et distingué, senteurs de cerise confite et d’humus, riche en arômes comme en structure, d’excellente évolution. Le tout bénéficie d’un remarquable rapport qualité-prix-plaisir.

Domaine JOLIOT
(POMMARD)
Claire et Jean-Baptiste Joliot
21190 Nantoux
Téléphone :03 80 26 01 44
Télécopie : 03 80 26 03 55
Email : joliot@reseauconcept.net
Ou : www.isasite.net/domaine-joliot

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dimanche 20 avril 2008

Domaine Saint-Jean-de-Villecroze

Le domaine s’étend sur 80 ha de collines recouvertes de vignes et d’oliviers, de forêts de pins parasols et de chênes truffiers. Le vignoble de 46 ha, sous culture biologique depuis 3 ans, est constitué de 3 sites distincts (2 sur l’aire d’appellation des Coteaux-Varois, le 3e sur celle des Côtes-de-Provence). Coup de cœur pour ce remarquable Côtes-de-Provence rouge 2005, marqué par son Cabernet-Sauvignon, un vin ferme et dense, au nez de cassis mûr, charnu, de robe pourpre soutenu, intense en bouche, aux tanins très structurés, qui demande d’être attendu un peu pour profiter de son potentiel réel. Le 2004, de belle robe soutenue, aux notes de mûre et d’épices, allie charpente et souplesse en bouche, aux tanins riches, auquel il faut laisser le temps de se fondre, à ouvrir avec un gigot à la ficelle. Coup de cœur encore pour le rosé, distingué, de belle teinte, légèrement épicé, de bouche charnue et persistante, vraiment très agréable. Le blanc 2006 est dense et parfumé, frais et suave à la fois, un vin qui dégage de subtils arômes d’amande et de tilleul, tout en harmonie, ample, d’une jolie finale, à déboucher sur des rougets grillés. Nombreuses médailles reçues et méritées, et toujours un remarquable rapport qualité-prix-plaisir.

Domaine SAINT-JEAN DE VILLECROZE
(CÔTES DE PROVENCE)
83690 Villecroze
Téléphone :04 94 70 63 07
Télécopie : 04 94 70 67 41
Email : contact@domaine-saint-jean.com
Ou : www.domaine-saint-jean.com

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samedi 12 avril 2008

Canon-Chaigneau

À la tête de son appellation avec ce Lalande-de-Pomerol 2005, de couleur brillante, avec des arômes nets et complexes, de très bonne intensité, aux notes de cuir et de pruneau confit, gras et charnu, vraiment très réussi, de garde. Le 2003, très aromatique, est bien équilibré, au nez subtil où dominent le cuir et la griotte, d’une très jolie concentration en bouche, aux tanins présents et savoureux, légèrement épicé comme il se doit. Le 2002 est très bon, au nez où s’entremêlent des notes d’épices et de fruits mûrs, un vin riche, très équilibré, d’une belle longueur, de bouche puissante. Le 2001, charpenté, de belle robe soutenue, ample et distingué en bouche, au nez légèrement épicé, aux tanins bien fondus, est très charmeur et mérite d’être attendu pour profiter de son potentiel. Le 2000 est remarquable, riche et subtil au nez comme en bouche, aux nuances de fruits macérés et de sous-bois, de garde. Le 99 est vraiment très agréable aujourd’hui, très coloré, où se mêlent la griotte et l’humus, aux nuances épicées, dense, d’une base tannique harmonieuse, de très bonne charpente, très abordable. Beau 98, de bouche dense, aux tanins bien fondus, un vin où s’entremêlent des notes de petits fruits rouges à noyau bien mûrs, d’humus et de réglisse, typé, de bouche très harmonieuse, parfait sur un civet. Rédégusté cette année, le 96 est remarquable, tout en couleur et en matière, au nez subtil dominé par des arômes persistants de fumé, d’humus et de cerise noire, un vin très équilibré, de bouche bien ample.

Château CANON-CHAIGNEAU
(LALANDE-DE-POMEROL)
Famille Marin-Audra
BP 2
33500 Pomerol
Téléphone :05 57 24 69 13
Télécopie : 05 57 24 69 11
Email : louis.marin@wanadoo.fr
Ou : www.canon-chaigneau.com

dimanche 6 avril 2008

Champagne Pierre Peters

Le chaleureux François Peters dirige avec son fils Rodolphe ce vignoble familial de 17,5 ha, idéalement situé dans cette commune renommée pour la qualité de son terroir, dont tout le potentiel d’élégance rejaillit dans ses cuvées. Beau Blanc de blancs Perle du Mesnil, alliant des notes florales et fruitées, d’une grande franchise au nez comme en bouche, très agréable sur une cuisine légèrement relevée. Superbe cuvée Spéciale Millésime 99, qui fait l’objet d’un soin tout particulier, un vin précieux, d’une grande amplitude, d’une très grande finesse et très typé par son terroir d’exception, floral et dense, très agréable en bouche par sa persistance aromatique, un Champagne qui fleure le tilleul. Le brut cuvée de Réserve est bien parfumé, riche et rond, très fin, au nez subtil et persistant (fruits frais, amande), très abordable. L’Extra-brut est une cuvée réellement exceptionnelle, un Champagne très typé, d’une personnalité affirmée, d’une très grande finesse, fort reconnaissable “à l’aveugle”. Une cuvée raffinée, très élégante, à l’attaque vive, très typée Chardonnay, où l’on retrouve toute la finesse des grands blancs de blancs, une mousse légère et persistante, des arômes délicats avec des nuances de rose, de genêt et d’amande, idéale à l’apéritif ou sur du caviar.


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mercredi 26 mars 2008

Château Balestard-La-Tonnelle

Depuis plus de 400 ans, Saint-Émilion est le berceau de la famille. Avec un patrimoine familial exceptionnel qui comprend 3 GCC de Saint-Émilion, idéalement situés, et un très estimable Montagne-Saint-Émilion, Jacques Capdemourlin est l’une des figures les plus respectées de la région. Son fils Thierry à ses côtés, passionné et infatigable, il porte la bonne parole aux 4 coins du monde et fait découvrir ce qui lui tient à cœur : ses vins à forte personnalité, très marqués par leurs terroirs respectifs, de longue évolution. Balestard était le nom d’un chanoine du chapitre de Saint-Émilion qui vivait là. Ce cru est très ancien et le poète François Villon, au XVe siècle, vantait déjà ses charmes ; en son hommage, le poème figure d’ailleurs sur l’étiquette de ce Saint-Émilion GCC. Les 10,6 ha (70% Merlot, 25% Cabernet franc et 5% Cabernet-Sauvignon) s’épanouissent sur un plateau rocheux, un terroir jouissant d’un excellent ensoleillement. Ce Château Balestard-la-Tonnelle GCC 2005, charnu, généreux, coloré, au nez dominé par l’humus et les petits fruits rouges à noyau, ample et gras en bouche, d’une jolie complexité aromatique, allie richesse des tanins à une élégance très agréable, très prometteur. Le 2004, riche en couleur, charnu, sent bon la griotte et les sous-bois, de bouche puissante, vraiment réussi, bien classique, d’excellente évolution. Beau 2003, de belle robe grenat, très équilibré, aux arômes d’épices, de fruits rouges et de poivre, aux tanins présents et soyeux à la fois, de belle garde. Remarquable 2002, un vin très typé, au bouquet concentré, aux nuances épicées, de bouche riche et dense, très parfumé, très prometteur. Le 2001 est tout en distinction, un vin gras, aromatique, bien classique, corsé, au nez intense de petits fruits rouges mûrs et de cuir, charmeur et racé à la fois. Goûtez le GCC Château Cap de Mourlin 2005, complexe et élégant, avec des tanins bien fondus, un vin d’un grand classicisme. C’est l’un des plus anciens crus de l’appellation, qui porte le nom de la famille depuis son origine. Le Saint-Émilion GCC Château Petit-Faurie-de-Soutard 2004, de belle robe pourpre, aux notes d’épices et de sous-bois, aux tanins puissants et savoureux à la fois, complexe. C’est en 1850 que ce vignoble fut détaché du grand domaine de Soutard. Les 8 ha de ce GCC sont plantés sur un point culminant du plateau de Saint-Émilion. Il est complanté de 65% de Merlot, 30% de Cabernet franc et 5% de Cabernet-Sauvignon. Même propriétaire que le Montagne-Saint-Émilion Château Roudier, également à la tête de son appellation. Les prix sont très sages.

Château BALESTARD la TONNELLE
(SAINT-ÉMILION)
Jacques Capdemourlin

33330 Saint-Émilion
Téléphone :05 57 74 62 06
Télécopie : 05 57 74 59 34
Email : info@vignoblescapdemourlin
Ou : www.vignoblescapdemourlin.com

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mercredi 19 mars 2008

Cadet-Piola

Classé 1er Grand Vin. Alain Jabiol et sa fille Amélie perpétuent la tradition bordelaise en élevant de grands vins marqués par leur terroir. “Nous avons eu une vendange 2007 en parfait état sanitaire, nous dit Amélie Jabiol, à bonne maturité, et avons ramassé les raisins en octobre pour profiter du mois de septembre chaud et ensoleillé qui a sauvé le millésime. Les Cabernets-Sauvignons étaient superbes (nous en avons 50%, le reste en Merlot). Nous avions eu des inquiétudes durant l’été et puis maintenant on pense qu’il va être meilleur que le 2006, comme quoi il faut ne pas porter de jugements trop hâtifs ! Nous avons pris le parti, pour augmenter la qualité de nos vins et sur les conseils de l’œnologue, de faire tous les jours quatre petits remontages plutôt qu’un seul, c’est un travail plus délicat mais fastidieux , car nous les faisons souvent, mon père et moi, commençant à 6 heures le matin jusqu’à 10 heures le soir...” Faites-vous donc plaisir avec leur grand Saint-Émilion GCC 2005, d’une belle robe profonde et soyeuse, aux notes de cassis, de pruneau et d’épices, racé et coloré, aux tanins riches et savoureux, tout en bouche, un vin ferme et charpenté, de belle garde. Superbe 2004, au nez de violette et de sous-bois, tout en couleur, avec en bouche ces notes subtiles et intenses de kirsch et de fruits rouges surmûris, aux tanins puissants mais bien fondus, très harmonieux et prometteur. Le 2003 est de très belle robe d’un grenat profond, aux arômes de fruits rouges avec des notes fumées et réglissées, un vin où élégance, équilibre des tanins et persistance sont en harmonie. Le 2002 est coloré, intense et charmeur, bien marqué par son terroir, riche en couleur, corsé, charpenté, qui sent bon les fruits mûrs et les sous-bois, de bouche puissante, de garde. Le 2001 est exceptionnel, au bouquet intense et complexe (griotte, pain d’épices...), l’une des plus jolies bouteilles de la région dans ce grand millésime qui fait la part belle à ce qui nous plaît : l’élégance. Le 2000, de robe pourpre et soutenue, présente une très belle charpente, un vin dense, corsé, long, qui possède des tanins d’une qualité exceptionnelle. Son goût fruité est séduisant, sa superbe profondeur et sa finale chaleureuse en font un vin au caractère bien prononcé. Les prix sont très sages.

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samedi 23 février 2008

Pol-Roger au sommet

ncontestablement à la tête des Premiers Grands Vins Classés. Une très grande maison familiale champenoise (il en reste de moins en moins) qui a su traverser le temps sans se laisser prendre au jeu de la mode, et en s’offrant le luxe d’une régularité qualitative exemplaire. Pour mémoire, Pol-Roger obtient le certificat de fournisseur de Champagne “Royal Warrant” de Sa majesté la reine Élisabeth II. Cette distinction permet à Pol-Roger de faire figurer, selon des règles strictes, les armes royales de la cour d’Angleterre. Pol-Roger était le Champagne préféré de sir Winston Churchill qui qualifiait la maison Pol-Roger “The world’s most drinkable address”. C’est en son honneur que la maison a créé en 1984 la première cuvée de prestige Sir Winston Churchill millésimée 1975 en magnum. D’autres se sont succédées, toujours dans les meilleures années : 1979, 1982, 1986, 1988, 1990, 1993 et 1995. La cuvée Sir Winston Churchill 96 est un très grand vin dense, complexe et savoureux, très parfumé (miel, fruits secs, agrumes mûrs), très riche en bouche, fin et structuré, qu’il faut déboucher sur du caviar. Le Chardonnay 98, avec ces notes de miel et d’amande, est un Champagne riche et parfumé, d’excellente évolution, très fruité et corsé à la fois, à la bouche dominée par des notes caractéristiques de noisette et de pomme mûre. Envoûtante cuvée de Réserve Rich de Pol-Roger (1/3 à parts égales des Pinot noir, Pinot meunier et Chardonnay), à mi-chemin entre sec et demi-sec, faiblement dosé (35g de sucre par litre), un Champagne très élégant et généreux, aux notes de fruits secs et de fleurs fraîches, qui offre une douceur et une suavité fine et persistante, à déboucher sur un dessert ou à savourer pour lui-même. Exceptionnel Champagne Extra cuvée de Réserve 98, au nez de noisette fraîche, de bonne bouche, alliant distinction et rondeur, un Champagne vineux mais en même temps tout en finesse, opulent et parfumé, aux notes de mûre, idéal au cours d’un repas. Le Champagne Extra cuvée de Réserve rosé 99, au nez de petits fruits mûrs, ferme et suave en bouche, est vineux et très fin à la fois, tout en harmonie et en fruité, tout en bouche, à savourer sur du saumon fumé comme sur un dessert aux fruits, vraiment exceptionnel.

POL-ROGER

Patrice Noyelle et Hubert de Billy
1, rue Henri Delarge - BP 199
51200 Épernay
Téléphone :03 26 59 58 00
Télécopie : 03 26 55 25 70
Email : polroger@polroger.fr
Ou : www.polroger.fr

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lundi 18 février 2008

Château de la grande Chapelle

Incontestablement au sommet. Érick et Christine Liotard cultivent l’âme et la passion du vin. Superbe Bordeaux Supérieur Château de la Grande Chapelle cuvée Prestige 2003, issu des meilleures parcelles et de sélections rigoureuses, de belle robe soutenue et brillante, très riche, d’une belle concentration d'arômes (cassis, épices...), ample, très prometteur (le 2001 est remarquable aujourd’hui). On se fait tout autant plaisir avec le Bordeaux Supérieur Grande Chapelle 1er Grand Vin 2002, coloré, avec ces nuances de griotte mûre et de truffe, aux tanins riches, d’un grand équilibre. À ses côtés, l’Esprit de la Grande Chapelle 2002, sélectionné et élevé avec des soins particuliers, longue cuvaison pour extraire tous les tanins du vin et éviter le passage en fûts, un très beau vin, très réussi. Très joli Bordeaux blanc sec 2004 (Sémillon et Sauvignon), d’un beau jaune pâle, très aromatique, d’une belle fraîcheur persistante, une valeur sûre comme le Bordeaux rosé et leur Crémant de Bordeaux Le tout bénéficie d’un exceptionnel rapport qualité-prix-typicité.

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mercredi 6 février 2008

Château de la Rivière

Au sommet de son appellation. “La clef du succès de ce millésime 2007, précise-t-on, est à rechercher dans le travail fourni au vignoble. En effet, le temps humide a amené avec lui un cortège de maladies contre lesquelles il a fallu lutter de façon incessante pour préserver la récolte et l’intégrité des raisins. Le temps frais n’est pas un facteur favorable à la maturation des raisins ; il a donc fallu mettre en œuvre un travail très lourd pour contrecarrer cet état de fait : ébourgeonnage et dédoublage en avril, épamprage très soigné en mai, effeuillage précoce à la mi-juin, juste après la floraison, vendanges vertes en juillet et août, et enfin deuxième effeuillage en septembre. Le temps estival de septembre et d’octobre nous a permis de repousser de 10 jours les vendanges mais surtout de récolter tranquillement en fonction des maturités des différents terroirs et cépages qui composent les 60 hectares du Château de La Rivière. Ce sont les raisins destinés à l’élaboration du rosé qui ont été cueillis les premiers, le 25 septembre, pour conserver le fruité des raisins qui fait la fraîcheur de ce vin, puis quelques parcelles de jeunes vignes, toujours plus précoces, ont été ramassés du 27 au 30 septembre. Ce n’est que le 1er octobre que les premières parcelles de Merlot ont été vendangées par notre troupe de 40 vendangeurs, durant 8 jours, quand habituellement 6 jours suffisent. Les Cabernets Francs ont suivi le 9 octobre puis nous avons attendu les 15 et 16 octobre pour vendanger les Cabernets-Sauvignons qui ont bénéficié de l’été indien pour mûrir parfaitement. Le travail en amont à la vigne a grandement facilité celui des vinifications qui se sont déroulées dans de très bonnes conditions. À noter des cuvaisons assez longues, 4 à 5 semaines, qui ont permis d’extraire tout le potentiel du raisin.”
En attendant, il y a ce Fronsac 2005, de couleur profonde, tout en nuances d’arômes (griotte, cannelle, grillé), dense, aux tanins mûrs, à la fois riche et souples, très équilibré, un vin de bouche intense avec des notes de sous-bois et de cerise mûre, bien élevé, bien charnu, de très bonne garde. Remarquable 2004, de couleur soutenue, aux notes de cassis mûr, d’épices et de fumé, très bien élevé, riche et savoureux en bouche, concentré, prometteur. Le 2003, avec ce nez complexe où dominent les groseilles et l’humus, est un vin charnu, aux tanins riches, d’excellente garde. Goûtez leur cuvée Aria, de belle robe pourpre, aux notes de poivre, d’épices et de fumé, aux tanins puissants et savoureux à la fois, complexe, un vin encore dominé par le bois, qu’il faut laisser se faire. À la suite, le Fronsac Sources du Château de la Rivière, bien corsé, riche en couleur comme en matière, au nez de cerise et d’humus. Joli Bordeaux Clairet, franc, friand et rond en bouche, finement bouqueté, qui bénéficie d’un nouvel habillage (bouteille, étiquette et capsule à vis, facilitant l’ouverture et évitant les problèmes de goût de bouchon). Voir aussi le Bordeaux Supérieur Château Bois Noir et le Premières-Côtes-de-Blaye Château Puynard.

jeudi 31 janvier 2008

Château Seguin

Très bien classé. Les vignes sont réparties sur deux grandes parcelles, dont une située sur un très beau terroir sur la commune de Canéjan, les vignes les plus anciennes sont plantées sur la plus haute croupe très graveleuse, puisqu’on trouve de la grave sur 8 m de profondeur. “Ma volonté était de produire des vins de grande qualité, précise Moïse Ohana, président du groupe immobilier Foncière Loticis qui a investi dans Château Seguin en 1999. Nous avons enherbé les rangs de vigne, on écime légèrement pour laisser une surface foliaire conséquente, on a fait une remise à niveau de la taille, on évite au maximum les engrais, on pratique la lutte raisonnée... On a replanté une série de haies pour régénérer tout une faune autour du vignoble et limiter les prédateurs. Nous mettons l’accent sur le respect de la matière première, les plus grands vins sont issus des plus grands raisins, c’est pourquoi nous portons nos efforts dans les pratiques viticoles de façon à optimiser les potentialités du terroir.” Beau Pessac-Léognan rouge 2004 (60% de Cabernet-Sauvignon et 40% de Merlot), au nez complexe où dominent les groseilles et l’humus, associant puissance et finesse, un vin charnu, aux tanins riches, de belle garde. Le 2003, avec ces notes intenses de fruits surmûris et d’épices, est un vin de très bonne bouche, gras et charnu, aux tanins riches et harmonieux. Le 2002 allie puissance et souplesse, avec ce nez où domine le pruneau, très parfumé, très équilibré, avec des tanins ronds. Excellent second vin, l’Angelot de Seguin, au nez persistant (griotte, violette), très équilibré, aux tanins savoureux, un vin très agréable et vraiment très abordable.

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dimanche 20 janvier 2008

Champagne de Venoge

Superbe Champagne cuvée 20 ans Millésime 83, étonnant par sa tenue en bouche, un Champagne puissant, bien sûr, avec des dominantes d’amande et de miel, où s’associent rondeur et distinction, à la fois fin et charpenté, d’une belle finale. Beau Grand Vin des Princes 93, tout en bouche, riche et complexe, puissant et persistant, très fruité au nez comme en bouche, fort bien dosé, parfait sur une volaille rôtie. Valeur sûre, leur brut Millésimé 96 (2/3 Pinot noir, 1/6 Chardonnay, 1/6 Pinot meunier), de jolie robe dorée, très fine, vineuse et veloutée, avec cette pointe de fraîcheur et de fruité persistante. Le brut rosé, intense au nez, est tout en bouche, avec des nuances de mûre, alliant rondeur et vivacité, et le brut Sélection Cordon Bleu, d’une jolie complexité aromatique aux nuances de citron et de miel, de robe très brillante, de jolie mousse, très finement crémeuse. Leur Coteaux Champenois récolte La Forêt est de couleur soutenue, au nez de cassis et d’épices, souple, charnu, et supporte une cuisine bien épicée.

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mercredi 9 janvier 2008

Domaine Marquis d'Angerville

Incontestablement à la tête des Premiers Grands Vins Classés. Guillaume d’Angerville, se passionne pour la propriété familiale où s’exprime la quintessence d’un terroir et la passion d’un homme qui s’efface devant la force de la nature. Splendide Volnay Premier Cru Clos des Ducs 2003, charnu, puissant, aux tanins très structurés, au nez dominé par le cassis mûr, la violette et l’humus, de bouche épicée et persistante, un vin qui possède des tanins puissants et très fins à la fois, d’un grand équilibre, de garde bien entendu. Le 2002 est remarquable, charnu, au nez d’épices et de griotte mûre, très riche, d’une longue finale et de belle évolution. Superbe 2001, très typé, un vin aux tanins bien présents mais très élégants, très équilibrés, alliant charpente et souplesse, avec des arômes mûrs et complexes de fruits rouges, de sous-bois et de réglisse, ample en bouche, à savourer avec une poule au pot, de garde. Le 2000 est de robe grenat profond, au nez complexe où dominent les fruits cuits, légèrement épicé, tout en bouche et très subtil comme nous les aimons, un vin bien gras, de grande garde tel ce 99, qui commence à peine à s’ouvrir, d’un joli pourpre foncé, avec des arômes prononcés de musc, de truffe, de sous-bois, des tanins gras, un vin généreux et parfumé, alliant rondeur et puissance. Superbe Volnay-Taillepieds 2003, très marqué par son terroir, superbe, un vin de bouche puissante et dense, aux tanins bien fondus, au bouquet complexe où s’entremêlent des notes de petits fruits rouges bien mûrs et de réglisse, de grande évolution. Regoûté cette année, le Volnay-Taillepieds 2001, complexe, envoûtant, séducteur comme ce grand 97, où les senteurs sauvages se fondent dans une belle finale. Le 96 est très typé, aux connotations carastéristiques de réglisse, de sous-bois et de cerise mûre, ample, puissant et très distingué comme il se doit, dans la lignée du savoureux 95 et du formidable millésime 90, superbe, ample et distingué, complet, aux connotations de cerise confite et de truffe, riche en arômes comme en charpente. Exceptionnel rapport qualité-prix-typicité.

vendredi 21 décembre 2007

Laroque, un Saint-Émilion de grande classe

Au sommet, avec un rapport qualité-prix-typicité indéniable. Ce beau vignoble s’étend sur 58 ha de vignes (27 ha sont retenus pour la production du Château Laroque), situé sur un superbe terroir constitué de plusieurs coteaux argilo-calcaires sur les hauts de Saint-Émilion. Ici, pas d’esbroufe ni de cuves à concours : on sait qu’un vin de qualité s’obtient avec des raisins sains et mûrs, les techniques culturales les mieux adaptées sont adoptées (engazonnement, taille sévère, suppression des contre-bourgeons, tri des raisins...). Le tout se retrouve dans ce Saint-Émilion GCC 2004, riche en couleur, corsé, charpenté, de bouche savoureuse, aux tanins fermes mais très élégants, au nez complexe dominé par la cerise et le cuir, rond et charpenté, un vin encore bien jeune, de très belle garde. Le 2003 est remarquable, de bouche étoffée, alliant ce gras caractéristique de l’appellation à des notes finement épicées, un vin puissant, de très bonne garde. Le 2002, de couleur profonde, avec beaucoup de structure, au nez complexe où prédominent le cassis et les sous-bois, aux tanins puissants et soyeux à la fois, commence à s’ouvrir. Très beau 2001, dense, gras, alliant puissance et distinction, bien charnu, d’une grande finesse, où dominent les fruits cuits et les épices, intense au nez comme en bouche avec des nuances de cerise et de truffe, de lente évolution comme ce 2000, gras, de robe soutenue, bien charnu, aux notes de groseille surmûrie, de vanille et d’humus bien caractéristiques. Beau rapport qualité-prix-typicité.

Voir le Classement 2008

samedi 17 novembre 2007

Alain Thiénot au sommet

Incontestablement au sommet, avec des grandes cuvées qui sont à des prix qui devraient faire réfléchir (et gêner) un bon nombre d'autres marques. Voir mon important article, Champagne : la nouvelle donne pour acheter en connaissance de cause...

J’aime bien Alain Thiénot (sur la photo avec son fils Stanislas et sa fille Garance), dont l’exceptionnelle ascension a nécessité à la fois un dynamisme hors du commun, un savoir-faire qualitatif et une volonté farouche de créer un véritable groupe familial. Il commence sa carrière dans une banque parisienne, mais décide très vite de revenir à ses origines champenoises. Il achète ses premières vignes en 1976.

Voir aussi le reportage dans MILLESIMES

“Acheter du raisin et des moûts pour le compte de maisons installées était l’idéal pour rencontrer les vignerons et tisser des liens”, me précise-t-il. Il reprend une petite marque, le Champagne Castille, puis a un vrai coup de cœur dans le Bordelais pour le Château Ricaud, une superbe propriété qui produit du Loupiac, “J’ai eu le coup de cœur pour ce liquoreux, en goûtant certains vieux millésimes, j’ai tout de suite repéré que c’était un très bon terroir et je n’ai pas hésité à acheter.” Les vignes attenantes sur Cadillac produisent un superbe Premières-Côtes-de-Bordeaux, rond, souple, fruité avec beaucoup de structure, un vin très équilibré avec des arômes de fruits rouges bien mûrs. Il enchaîne dans les Graves, avec le Château Rahoul et le Château La Garance où il entreprend d’importants travaux de restructuration. Rahoul produit un beau Graves rouge et un remarquable blanc, complexe, très équilibré, très élégant, avec beaucoup de matière.

“Je laisse vieillir les vins au Château Ricaud et au Château Rahoul durant 4 à 5 ans, ce sont des vins qui méritent de s’épanouir.” Ensuite, c’est à Saint-Émilion qu’il achète le Château Haut Gros Caillou en association avec James François. “À Bordeaux, nous avons fait un superbe millésime 2005, et nous vendons actuellement les 1999 et 2000 des Châteaux Rahoul, Ricaud et La Garance. Ce sont des vins délicieux, très mûrs et prêts à être bus, des vins déjà matures.” La gamme est complétée par le très savoureux Coteaux-du-Languedoc Les Caillasses.

Il reprend en parallèle différentes marques champenoises à commencer par Marie Stuart en 1994 puis Joseph Perrier en 1998, et Jean-Louis Malard. En 2002, il donne un nouveau look à ses étiquettes de Champagne Thiénot en optant pour une jolie couleur brique qui créé un code visuel fort. Puis en 2003, il rachète, au groupe Moët, la marque Canard Duchêne.

“Pour le Champagne, je suis aussi très vigilant et pointilleux quant à la qualité, j’ai toujours surveillé le produit à la source, à partir du grain de raisin, nous pratiquons des vendanges vertes et je fais vieillir, en fûts de chêne, les vins destinés à la Grande Cuvée de Thiénot. Nous venons de sortir “La Vigne au Gamin” : un Champagne intense et rare (quelque 3 000 bouteilles). C’est un clin d’œil sympathique et affectif adressé à mes enfants, Garance et Stanislas, qui viennent travailler avec moi.”

Splendide Grande Cuvée 96, 55 % Pinot noir et 45 % Chardonnay, élaborée uniquement dans les grands millésimes. Une partie de la cuvée est mise en barriques pour les fermentations, elle est ensuite élevée dans les belles caves de Reims. D’une belle robe or pâle, avec des notes complexes de viennoiserie et d’amande fraîche, un vin d’une grande suavité et d’une grande élégance.

Belle cuvée La Vigne aux Gamins 98, “un Champagne issu d’une très vieille vigne de 40 ans située en plein cœur d’Avize (100% Grand Cru), qui appartient à un ami vigneron, précise Alain Thiénot. Le vigneron l’appelle comme cela depuis toujours car c’était son père qui lui avait confié cette vigne.” C’est une cuvée toute particulière, élaborée avec des raisins très matures, rigoureusement sélectionnés par Garance et Stanislas Thiénot. La robe est d’un jaune d’or lumineux. Le nez est évolué, grillé, toasté avec une pointe minérale et des arômes fleuris. En bouche, l’effervescence est extrêmement fine, les arômes de fruits exotiques et de beurre frais exhalent leurs parfums. Avec une belle longueur en bouche, c’est une cuvée de caractère qui met en valeur la délicatesse du Chardonnay. Un champagne superbe et rare (les bouteilles sont numérotées).

Le Blanc de blancs cuvée Stanislas 99, 100 % Chardonnay de la Côte des Blancs, d’un jaune d’or lumineux, au nez qui présente des arômes nets de froment, de tabac séché, de fruits compotés. La bouche est pleine, fraîche, le Chardonnay se manifeste par des arômes de fruits jaunes, de miel et d’abricot sec.

Excellent brut Millésime 99, assemblage à part égale de Chardonnay et de Pinot noir, d’une belle persistance aromatique, à dominante de fleurs fraîches et de tilleul, un vin gras et nerveux à la fois, riche au nez comme en bouche, vraiment très séduisant, avec des notes de beurre, de brioche chaude, de frangipane, à parfaite maturité, avec cette mousse distinguée et persistante.

À la suite, le brut rosé 99 (45 % Chardonnay, 28 % Pinot noir, 7 % vin rouge de vieilles vignes d’Ay et 20 % de Pinot meunier), d’une belle robe rose cuivré, avec des arômes délicats de framboise, de griotte, d’une belle élégance avec une finale bien équilibrée entre finesse et corps, un Champagne qu’il faut apprécier sur une cuisine relevée.

Le brut est tout aussi réussi (35 % Pinot noir, 25 % Chardonnay, 20 % Pinot meunier et 20 % de vins de réserve). Avec ses 4 ans de vieillissement, c’est un Champagne bien équilibré, rond et long en bouche, d’une effervescence soutenue et fine avec une mousse crémeuse. La bouche est vive, avec des arômes de pomme et de poire, d’une belle harmonie fraîche et savoureuse.



Pour Canard-Duchêne, Alain Thiénot a donc repris cette ancienne maison, qui mérite sa place dans le Classement pour un rapport qualité-prix indéniable. Vous apprécierez ce Champagne Charles VII brut Grande cuvée (45% Pinot noir, 10% Pinot meunier et 45% Chardonnay) dense et fruité, de robe claire, avec cette fraîcheur florale doublée de nuances fruitées, au nez d’une vinosité nerveuse, savoureux, complexe et riche. Le Charles VII brut Grande Cuvée Blanc de blancs 100 % Chardonnay est élaboré dans la tradition de la grande cuvée Charles VII, de teinte dorée, aux bulles fines et d’une belle effervescence, avec des arômes de fruits exotiques en bouche (32,95 e). Remarquable Grande Cuvée Charles VII rosé, suave, un Champagne vineux et fin à la fois, tout en harmonie, tout en persistance aromatique (mûre, rose, cannelle...) à déboucher aussi bien à l’apéritif que sur un bar rôti. Le Charles VII rosé, tout en finesse et structure, parfait sur du chocolat, est remarquable, de bouche intense et savoureuse comme ce Charles VII Blanc de noirs 1999 (Pinot noir et Pinot meunier), de robe jaune doré, alliant puissance et structure, aux arômes de fruits confits et d’épices, d’une longue finale complexe, d’une belle maturité et d’une séduisante longueur en bouche à travers des arômes de fruits confits. Le brut cuvée Léonie (40% Pinot noir, 40% Pinot meunier et 20% Chardonnay) est une cuvée distinguée, un Champagne puissant, avec des dominantes d’amande et de miel, où s’associent rondeur et distinction, d’une belle finale.

Le 1er Webvin
Recommandé par des Influenceurs


mardi 13 novembre 2007

Une référence, le Château Pavillon

Incontestablement au sommet. Viviane et Alain Fertal, chaleureux et passionnés, peuvent se targuer de collectionner les récompenses pour leurs 2 crus, qu’ils élèvent avec un talent indéniable et ont hissé dans le peloton de tête des grands liquoreux. Le vignoble s’étend sur 10 ha, sur un sol argilo-calcaire (Sémillon, Sauvignon et Muscadelle, âge moyen des vignes 50 ans). Superbe Loupiac Château Les Roques 2004, de belle robe brillante, avec des nuances de fruits macérés et de narcisse, très onctueux en bouche, de lente évolution. Beau 2003, aux senteurs persistantes, avec des notes de fruits confits et de rose, gras, un vin qui demande un peu de patience. Le 2002 est une vraie réussite, bouche suave, tout en subtilité d’arômes, de belle teinte dorée, aux nuances de fruits bien mûrs, avec des notes de tilleul et d’abricot. Superbe 2001, très classique, d’une belle robe dorée avec un nez de fruits secs grillés, complexe et très gras en bouche, avec un boisé bien fondu, parfait à déguster à l’apéritif. Le 99 est remarquable, d’une très belle couleur, aux arômes de fruits blancs et de genêt, avec en bouche des notes subtiles de pain d’épices et de rose, d’une grande persistance, associant charme et puissance. Leur Sainte-Croix-du-Mont Château du Pavillon est dans la lignée, très parfumé, au nez à dominante d’acacia et de pain grillé, avec des notes de fleurs et de fruits mûrs en bouche, d’une grande fraîcheur, d’une longue finale.

vendredi 9 novembre 2007

C'est mieux comme cela

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C'est beau, de défendre le terroir

Je ne m'en lasse pas. Voilà bien 2 approches du vin. La 1ère, risible et mercantile (je vous laisse juge) quand on avoue (Marie Schyler, ici chez Kirwan -éliminé de mon Guide depuis quelques années, aujourd'hui chez Pichon Baron, n'en est certes pas moins sympathique, mais il vaut mieux se taire, parfois, devant une caméra...) que l'on "fait" un vin pour avoir de bonnes notes chez Parker (ce dernier particulièrement attaqué sur ses méthodes en ce moment dans un livre de son ex collaboratrice...), nonobstant toute idée de terroir et de caractère, et, l'autre, défendu par ce grand monsieur du vin, qui pense comme nous, bien sûr.

Ne vous en privez donc pas. Notation : 2 pour les premiers, 18 pour le second, ce qui fait la moyenne.


Relayé au blog PDG, à Teos, à Encyclopédie du vin, à Guide Millésimes...

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jeudi 8 novembre 2007

20 sur 20, ne pas se faire avoir

Voir : La France A Du Talent : 20 sur 20, bien acheter les vrais vins typés de France

Rhône : les grands vins ont leur prix, pas plus, pas moins

Il y a des vins à des prix très chers, à Châteauneuf-du-Pape ou en Côte-Rôtie certes, mais aussi dans des appellations plus modestes (Côtes-du-Lubéron, CDR-Villages...) et même en Vins de Pays. Que ce soit à 10 e ou à 30 e, il faut aujourd’hui payer juste et se méfier des cuvées “spéciales” qui ne méritent pas leur prix. 

Quand on débouche un Châteauneuf-du-Pape Mont-Redon ou Fortia à 20 e et que l’on en trouve un autre au double (et plus, hélas), quand on ouvre un Côte-Rôtie de Drevon à 25 e et que je reçois des cuvées du Lubéron, de Cornas ou de Saint-Joseph au même prix, il y a de quoi se poser des questions. Autre gamme avec les cuvées de Redortier ou celles des remarquables caves de Gigondas, Rasteau ou Visan, qui devraient faire revenir sur terre ceux qui font des vins qui ne leur arrivent pas à la cheville, à des prix bien plus élevés. Les rendements trop limités, l’élevage abusif en barriques... ne sont pas forcément des gages de qualité. Un vin cher, ce n’est pas obligatoirement un grand vin, il faudra bien que certains l’acceptent et cessent de “frimer” avec leurs tarifs.

Les meilleurs vins du Guide bénéficient pourtant d’un remarquable rapport qualité-prix-typicité, chaque appellation ayant sa propre hiérarchie, même si, exceptions obligent, on trouvera toujours le meilleur des CDR-Villages, par exemple, supérieur à un vin d’appellation plus réputée. Le terroir et la main de l’homme font la différence.

mercredi 7 novembre 2007

Chaque semaine, les meilleurs vins sélectionnés

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Une véritable hiérarchie

CLASSEMENTS DES VINS
Uniques en leur genre et réactualisés chaque année, les Classements de PDG sont le reflet d'une hiérarchie globale dans telle ou telle appellation, de la remise en cause du "fameux" Classement des vins du Médoc qui date de 1855... aux autres classements des meilleurs vins de France.
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dimanche 28 octobre 2007

Unique : le Classement Champagne

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CHAMPAGNE

DU GRAND ART


En quelques années, le Champagne a franchi les simples barrières du luxe et de la fête pour devenir un vin à part entière. Les très grandes cuvées de prestige (celles que ...
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Le Classement des vins du Rhône

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VALLEE DU RHONE

LES GRANDS VINS CHARNUS


De Vienne en Avignon, dans une gamme riche et variée, les meilleurs vins bénéficient d’un remarquable rapport qualité-prix-typicité, chaque appellation ayant sa ...
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